12.07.2008

Mi-colo (du 8 au 19 juillet 2008) à la Costette

04b1b9b26eb5d1dcdbf25a675d3757b2.jpgGrand jeu Pirates (Première soirée)
Il y a bien longtemps, vivait dans un pays lointain un jeune homme Angelo. Il était heureux d’aider ses parents et 7 frères et sœurs pour les multiples travaux de la ferme familiale. Il s’appliquait à montrer l’exemple par son enthousiasme au travail car c’était l’ainé. Il aimait se promener dans les bois, jouer avec ses petits frères, partager le longs repas du dimanche après le culte. Mais ! Ce qu’il préférait par-dessus tout, c’était d’écouter le vieux Ted-Jambe-en-bois lui raconter les histoires des marins qu’il avait connu. Ce vieil homme, à la voix un peu cassée par les litres de rhum qu’il avait bu, racontait devant un auditoire captivé les épisodes de bataille navale, de chasse au trésor, de duel à l’épée, faisait des descriptions féériques des pirates, flibustiers, corsaires, qu’il avait soi-disant fréquenté quand il était jeune marin.
Angelo se voyait après quelques minutes d’histoire toujours comme un capitaine à la tête d’un féroce équipage de vieux loups de mer, manœuvrant une frégate, se préparant à donner l’abordage à un galion rempli d’or. Mais, la réalité le ramenait très vite à sa simple petite vie de fermier. Il n’avait que sa mémoire et son imagination pour le faire voyager pendant les durs travaux des champs.


Cependant, un jour, un événement inattendu changea sa vie. Il vit son vieux père qui pleurait la tête entre les mains. Cette scène lui brisa le cœur. Son vieux père, le voyant, l’appela et lui dit avec un ton bizarre: « Mon fils ! Le banquier est encore revenu. Je suis ruiné…Comment vais-je faire pour nourrir ta mère et tes frères et sœurs cet hiver ?... Tu es un homme maintenant, mon fils, ça serait bien que tu cherches un apprentissage en ville pour que tu puisses nous soulager d’une bouche à nourrir et si tu y arrives, nous envoyer quelques sous, si il t’en reste après la paye. »
Angelo répond : « bien sûr, papa, je comprends. Ne pleure pas. J’ai toujours rêvé de découvrir le monde. Je vais vous envoyer tout l’argent que je gagne pour que ça aille mieux ici à la maison. Ne t’en fais pas… »
Angelo décida de partir vers le grand port de la côte : Saint-Germain de la Baleine, où, lui avait-on dit, on trouvait facilement du travail.
Angelo ne connaissait pas la ville et fut surpris de ce qui s’y passait. Les gens ne disaient pas bonjour, avaient l’air tout le temps pressés et puis, il y a avait un bruit assourdissant et une odeur de poisson pourri, de détritus qui piquaient les yeux et les narines. Angelo arriva sur le port et fut émerveillé par les grands navires qu’il y vit. Il y avait là des Sloops, des Brick et même une frégate. Il n’en avait jamais vu d’aussi près. Un homme, le voyant qu’il était si intéressé par les bateaux, l’aborda et lui offrit un coup à boire à la taverne du port.
- « La mer forme les hommes. C’est la liberté ! Et les îles des Caraïbes sont magnifiques. Les filles toutes jolies, bronzées et avenantes. Et ont a cas se baisser pour devenir riches… Allez petit ! reprends un verre… Si tu veux, on recherche un moussaillon dans le navire du capitaine Henri Mosacato. Tu peux t’y engager… As-tu déjà vu Tortuga ou Isabella, les grandes villes… Allez, signes en bas de ce papier, c’est un contrat jusqu’à la Caraïbe…
Terrassé par tant de belles paroles et surtout par les nombreux verres d’alcool, Angelo signa sans même s’en rendre compte, avant de sombrer dans un profond sommeil, hanté de pirates, d’îles paradisiaques et de grands navires.

Le lendemain matin, il fut brusquement réveillé. « Debout, fainéant ! Il y a le pont à laver à grande eau ! Tu crois qu’on t’a embauché pour que tu roupilles pendant les 4 semaines de traversée… ? »
Angelo était sur la mer. Le bateau avait appareillé pendant qu’il dormait trop profondément pour se rendre compte qu’il avait été transporté sur le pont du bateau. Malgré son mal de tête du à l’alcool, Angelo se mit au travail.
- « Bien Monsieur, qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? »
[Le contremaître lui assène un coup et Angelo se met à travailler]
La traversée ne fut pas la croisière de rêve qu’on lui avait prédit. Elle fut une suite d’effort et de privations.
[Nettoyage du sol. Distribution de soupes. Nettoyage du sol. Ordre, soupe, sommeil interrompu…]
Le capitaine Mosacatto menait son équipage d’une main de fer.
- « Allez, bougez-vous… ! »
Cependant, un jour, on demanda à Angelo une bien curieuse tâche dont il n’avait pas l’habitude.
- Va apporter ça à la grande cabine de l’arrière et donne ce plateau à Donia Simona. Tu as compris ?!!
- Oui, oui, oui. Pas la peine de crier.
Angelo arrive à la cabine [toc-toc] :
- Bonjour ! On m’a dit de vous donner le repas.
- Oui, entrez !
Angelo ne s’attendait pas du tout à ce qu’il vit à ce moment là. Une jeune fille, fort charmante, était là. Angelo vit à sa riche tenu que c’était surement quelqu’un de la noblesse et non pas quelqu’un du bas peuple comme lui. Angelo eut honte de sa saleté et de ses habits déchirés.
- « Entrez ! On n’a pas souvent des visites par ici. Mon oncle a donné des instructions pour que je ne rencontre personne lors de la traversée. Mais je m’ennuie terriblement. Comment vous appelez-vous, Monsieur ?
- Euh… Angelo, Señora…heu…
- Ah ! filez vite ! ma gouvernante a bougé. Si elle s’aperçoit que vous m’avez vu, vous allez avoir de sacrés ennuis ! »
Angelo, intrigué et charmé, ne pu s’empêcher de penser à la belle princesse le reste de la journée. Le lendemain il s’arrangea pour de nouveau apportez le repas à la grande cabine de l’arrière.
- « Bonjour, Angelo ! Comment allez-vous aujourd’hui ? que se passe-t-il à bord aujourd’hui ?
- Tout va bien, tout va bien ! Mais comment faites-vous pour que votre gouvernante dorme à chaque fois que je viens ?
- C’est très simple. Je lui fais boire un léger somnifère une heure avant le repas. Et elle a bizarrement, subitement, envie d’aller dormir pendant deux heures. Cette folle croit que les années et la vieillesse sont la cause de ses longues siestes. Grâce à ça, je peux enfin avoir un peu de conversation par une autre personne qu’elle ou cet affreux capitaine.
- Mais que faites-vous sur ce bateau ?
- Je vais à Tortuga pour être mariée au gouverneur de Maracaïbo. Un vieil homme… Je suis obligée… Prisonnière dans un palais toute ma vie, non merci…
- Au fait, je ne vous ai pas demandé : comment vous appelez-vous ? »
Elle répond :
- « Simia.
- Merci pour cette conversation, je dois y aller maintenant. Merci de m’avoir accueilli.
- Tout le plaisir est pour moi.
Les jours et les semaines passèrent. Angelo n’avait qu’une pensée toute la journée : aller voir la princesse Simia. Il cherchait à chacune de ses rencontres à faire mieux connaissance avec elle. A vrai dire, échapper pour quelques minutes à ces multiples corvées n’était pas sa seule préoccupation.
[Angelo se prépare à rentrer dans la cabine de Simia]
Angelo aimait se retrouver avec la princesse. Et apparemment, sa présence ne déplaisait pas non plus à la princesse. Les deux jeunes gens furent peu à peu de plus en plus proches.
[Scène du ban]
Un jour Angelo se résolu à proposer à la belle princesse de l’enlever si tôt arriver dans les caraïbes. Il était certain qu’elle accepterait.
- « Au prochain repas, je lui dirais ! Il faut que je ne la regarde pas et que je parle vite pour réussir à lui dire tout ça. »
Il alla donc vers la cabine bien résolu à mettre son plan à exécution. Mais une surprise l’attendait.
[Angelo rentre dans la cabine, va pour faire le baisemain traditionnel à la princesse, mais fait le baisemain au capitaine Moscato.]
- « Petit cafard ignoble ! On va voir si tu sais aussi bien nager que tu sais faire la cour aux Dames. »
Angelo fut jeté à l’eau. Par chance, il pu s’accrocher à un vieux tonneau qui flottait près de là et nagea, nagea, et nagea encore.
La nuit vint. Il avait très peur que les requins s’aperçoivent qu’il était là. Il était épuisé, ses rêves de capitaine et de fortune étaient alors bien loin. Mais son regret principal était de n’avoir pas pu sauver la belle princesse Simia. Ses muscles devenaient de plus en plus durs, il avait de temps en temps de terribles crampes.
Il pensa à ses parents, à ses frères et sœurs qui ne recevraient jamais d’argent de sa part et qui allaient continuer à vivre dans la misère et les privations. Il pensa à sa maison, qu’il ne reverra jamais… Quand tout à coup, une lumière brilla au loin ! Puis plus près, puis encore plus près. C’était un bateau ! Angelo cria pour attirer son attention. Le bateau l’avait vu hissé à bord, on lui tendit une serviette pour qu’il se sèche et se réchauffe.
Une bande de marins, hirsutes, le regardaient. Il vit à leurs balafres et à leurs habits que c’étaient surement des marins aguerris.
- « tu vas rencontrer le capitaine. Attends là avec les autres naufragés que l’on a recueillis. Il va te recevoir. »
[Angelo discute avec le public : les autres naufragés.]
Le capitaine le reçu au bout de quelques minutes.
- « Bonjour mon Brave. Il ne faut pas se baigner en pleine mer, surtout la nuit. (Rire de l’équipage). Je suis le capitaine G., dit le Pirana, parce que quand j’attrape une proie, je ne la lâche plus. Je suis un Frère de la Côte. Ou si tu préfères, un honnête pirate. Je gagne ma vie et celle de mes hommes en prélevant une modeste contribution aux nombreux bateaux qui croisent dans ces eaux.
[Angelo lui raconte rapidement son histoire]
- « Tu veux revoir la princesse ? Ca va être très dur. Je vais demander à quelques-uns de mes hommes de faire une petite enquête pour la retrouver. Il faut que tu sois prêt à affronter le vaste monde de la Caraïbe. Toi et tes nouveaux amis, vous allez suivre une instruction et une préparation pour devenir de bons pirates. Vous, les naufragés ! Je vous propose de suivre aussi ce petit stage de pirate. Nous attaquerons l’instruction demain matin quand nous arriverons à l’île de la Raie Baveuse. En attendant, je vous invite à tous rejoindre vos cabines.
Fin (provisoire du lancement ).

Les commentaires sont fermés.