28.09.2009
Reprise du COEB le 28 septembre à 18h : introduction au livre de Job

Ce livre est non seulement un des sommets littéraires de la Bible et de la civilisation humaine, mais il soulève des tonnes de questions exégétiques, littéraires, théologiques et encore plus existentielles, dont nous n'avons encore soulevé que quelques décigrammes ; on n'entre pas dans le livre de Job comme dans un moulin. En tout cas, plus je le lis, moins j'ai d'idées, et je vous exhorte à vous méfier, si vous avez des idées sur Job, et encore plus si vous en avez beaucoup. - Retrouvez les questions d'introduction d'Alphone Maillot dans la suite de cette note -.
Le livre de Job commence par un récit (chap. 1 et 2): Job est à la fois un homme irréprochable et comblé par la vie. Pourtant, s'il est fidèle à Dieu, n'est-ce pas par intérêt? Or le voilà privé de tout: ses biens, ses enfants, sa santé. Au fond de sa souffrance restera-t-il fidèle à Dieu?
Mais qui est Dieu? S'il est juste, pourquoi ce malheur frappe-t-il Job? Trois hommes veulent convaincre leur ami que sa souffrance est nécessairement la punition d'une faute qu'il a dû commettre. Ainsi s'engage le grand débat qui occupe, sous la forme d'un poème, la partie centrale du livre, la plus longue (chap. 3-31). Les trois amis développent les arguments traditionnels, tandis que Job conteste violemment leur point de vue et leur oppose un fait: l'injustice de la condition humaine. Il se révolte contre l'image de Dieu que défendent ses amis, et répète qu'il est innocent.
Un nouveau personnage entre alors en scène: c'est Élihou (chap. 32-37), qui entreprend à son tour de réfuter Job. Selon lui Dieu enverrait la souffrance à l'homme pour l'avertir, et de toute façon personne ne peut lui demander de rendre des comptes.
Enfin Dieu intervient lui-même (38.1-42.6). Mais au lieu d'apporter une réponse à la question posée, c'est lui qui interroge. Job reconnaît alors son erreur: il a parlé de Dieu sans savoir vraiment qui est Dieu.
Le livre s'achève en revenant à la forme du récit (42.7-17). Dieu affirme que seul Job a correctement parlé de lui; il rend à Job le double de ce qu'il avait perdu.
Qui est vraiment Dieu? Cette question reste discrètement présente dans tout le livre. Question singulièrement actuelle en notre siècle qui remet en cause tant de convictions assurées! Certes le livre de Job semble surtout nous dire qui Dieu n'est pas. Il peut nous aider ainsi à détrôner les idoles (les fausses images) de Dieu que nous continuons à nous forger. Il nous invite à ne plus confondre Dieu lui-même avec l'idée que nous avons de lui. Finalement, en ruinant nos idées préconçues, il nous aide à faire place nette pour accueillir l'étonnante nouveauté de l'Évangile.
Société biblique française © 1997
16:43 Publié dans Etudes bibliques, Oecuménisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : job
14.09.2009
"Les lettres aux 7 églises" : l'Eglise vue du ciel ?

"Les lettres aux 7 églises" (Ap 2-3,22) c'est le choix des textes bibliques de méditation retenus par le Conseil presbytéral pour introduire ses rencontres. Des textes qui ne tombent pas du ciel, même s'ils nous présentent des thèmes hautement spirituels :
. La lettre à Ephèse : L'amour (Ap 2,1-7)
. La lettre à Smyrne : La fidélité dans la souffrance (Ap 2,8-11)
. La lettre à Pergame : la préservation de la vérité (Ap 2,12-17)
. La lettre à Thyatire : La sainteté (Ap 2,18-29)
. La lettre à Sardes : L'authenticité (Ap 3,1-6)
La lettre à Philadelphie : L'engagement devant les opportunités (Ap 3,7-13)
. La lettre à Laodicée : L'enthousiasme (Ap 3,14--22)
L'Apocalypse mérité pleinement son nom : elle apporte une "révélation" et, comme ses premiers mots l'indiquent, c'est la révélation de Jésus-Christ. Vers la fin du 1er siècle de notre ère, le voyant fait oeuvre prophétique : il dévoile pour ses frères (et pour nous) la véritable réalité qu'il ne faut pas confondre avec les apparences. L'empire romain apparaît comme le souverain du monde. A sa tête, l'empereur exerce un pouvoir absolu qui prétend à la divinité. Mais derrière cette apparence, il y a la réalité que Dieu créé : le pouvoir véritable appartient au Christ et à ceux qui le suivent. Ils sont, dès ici-bas, les témoins d'un monde nouveau que rien ni personne ne peut anéantir. alors, tout est bouleversé dans l'histoire des individus comme dans celle du monde : le ciel a visité la terre des hommes et l'éternité habite le temps.
D'après L'Apocalypse de Saint Jean, par Pierre Prigent, Coll. "Commentaires du Nouveau Testament" XVI, 2ème série, Labor et fides, 2000
18:27 Publié dans Etudes bibliques, Méditations et rencontres du Conseil presbytéral | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettres aux 7 églises
25.08.2009
Etude biblique à L'Aigle 2009 : Credo !
Reprise de l'étude biblique à L'aigle mardi 22 septembre à 20h30 : le Credo
“JE” Affirmation tonitruante, coup de poing sur la table, lancée comme un cri de guerre initial, un préalable conquérant et provocateur : c’est un individu qui parle, pas une Eglise.
Affirmation stupéfiante de protestantisme, qui place d’emblée, dans ce Credo antique et si catholique, l’individu au centre, sa prééminence, l’affirmation du sujet, l’irrépressible liberté de conscience de chacun et de chacune, en matière de foi plus encore que partout ailleurs.
20:42 Publié dans Etudes bibliques, Liturgies & Prédications | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2008
La bible et les protestants
Rencontre avec David Gonzalez, pasteur de l’Eglise Réformée d’Alençon, Propos recueillis par M. Marpaud
La Bible a la place centrale dans l’histoire et la vie des protestants. Pouvez-vous nous en retracer les grandes lignes ?
Le premier réformateur est certainement Gutenberg. Son but était de donner « des ailes au livre sacré ». Il ne fallait pas que la vérité soit le privilège d’un cercle d’érudits. En très peu de temps on est passé de 3000 copies de la Bible à 30000.
Ensuite, la Renaissance est un moment de retour aux sources écrites : on redécouvre la culture grecque classique, on la retrouve dans la langue originelle.
Enfin, le moine Luther : le merveilleux échange de la justice de Dieu contre sa piété ne lui permet pas d’être en paix. Une phrase de St Paul fera tilt : « Le juste vivra par la foi et non par les œuvres pieuses ». C’est là le centre de gravité, la boussole que l’Eglise a oubliée, se dira-t-il. C’est là l’Evangile de la grâce offerte qui libère de l’angoisse. Ainsi fait-il l’expérience existentielle : je suis aimé tel que je suis ; c’est le Christ qui a tout prouvé, je n’ai plus rien à prouver.
Et la Réforme Protestante dans tout cela ?
J’y viens, le propre de la Réforme a été de tout régler par un retour à la source : la lecture de la Bible. Ce qui a multiplié les problèmes et généré de nombreuses interprétations, d’où les courants protestants différents. L’adage du 19e siècle, « mille chrétiens, mille christianismes » est très vrai chez les protestants. Et le risque est permanent de dissoudre la vie spirituelle, la foi, dans l’érudition.
Comment se fait l’équilibre ?
Par la grâce de Dieu et trois piliers.
Le prêche dominical, vrai commentaire de la Bible. Les fidèles y sont assidus.
L’étude de la Bible en groupe, où là, on pose toutes les questions, même celles qui dérangent
L’usage personnel de la bible, à la maison. Regardez ces Bibles vieilles de 10, 20, ou 30 ans, reçues à la première Communion ou au mariage et usées à force d’être consultées
Quel est le rapport des protestants au texte biblique ?
Il est très libre et très critique
Il est vrai que l’on rencontre des fondamentalistes qui ont tendance à prendre le texte au pied de la lettre. C’est un fait marginal dû à l’inculture et qui mène à des spiritualités débridées.
En règle générale, les protestants considèrent la Bible comme un moyen de grâce. La lecture commune, donc en Eglise, est ce qui fait la culture protestante; ce qui fonde la fraternité protestante : on se retrouve frères en scrutant les écritures.
12:47 Publié dans Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la bible et les protestants, david gonzalez, michel
06.11.2008
Etude biblique le 6 novembre 20h30 au temple d'Alençon et le 7 à 15h à Couterne
Ceux qui marchent par la foi, comme le Centurion de Capernaüm (7,7-8), savent qu'il existe une analogie secrète entre ce monde et le Royaume de Dieu: qui disent avec Pascal: "toutes choses couvrent quelque mystère: toutes choses sont des voiles qui couvrent Dieu"; et qui concluent avec charles Péguy:
"Et c'est le plus beau secret qu'il y ait dans le monde."
19:42 Publié dans Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évangile selon luc, parabole
14.10.2008
Etudes bibliques au temple d'Alençon
A l'écoute et agissant. Evangile de Luc chapitre 7 à 8: Jeudi 6 novembre et jeudi 11 décembre à 20h30 au temple d'Alençon.
01:47 Publié dans Agenda, Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile de luc
25.09.2008
Etude biblique au temple d'Alençon jeudi 9 octobre
Etude biblique au temple d'Alençon: jeudi 9 octobre à 20h30, Place Bonet à Alençon.
Contact: Francine Guiberteau (02 33 26 47 60)
00:40 Publié dans Agenda, Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Etude biblique au temple d'Alençon jeudi 9 octobre
Etude biblique à Boissy-Maugis le mardi 30 septembre
00:25 Publié dans Agenda, Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Etude biblique à Boissy-Maugis le mardi 30 septembre
Etude biblique à Couterne mardi 7 octobre
Etude biblique le mardi 7 octobre à 14h30 à Couterne.
Contact: Dr Michel Petit (06 20 83 11 31)
00:14 Publié dans Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etude biblique à couterne mardi 7 octobre
21.05.2008
La parabole des ouvriers loués à des heures différentes Mt 20,1-16
Cette parabole est d’une étonnante richesse. On peut et on doit l’étudier sous des angles différents. Tout d’abord, on peut y discerner, conformément à la vision soulignée par l’évangéliste Matthieu, un résumé de l’histoire du salut ; Les ouvriers de la onzième heure désignent alors les pagano chrétiens qui, après la Pentecôte, entrent dans la nouvelle alliance et reçoivent le même salaire, le même salut que les Israélites embauchés depuis bien plus longtemps qu’eux.
Les diverses sorties du Seigneur de la parabole correspondent alors grosso modo aux diverses alliances faites par Dieu : (avec Adam), avec Abraham, avec Moïse, avec David.
Par ailleurs, le livre des Actes nous montre la rogne et grogne des enfants d’Abraham, quand ils découvrent que la nouvelle alliance revient finalement à ceci : le même denier pour les ouvriers de la onzième heure que pour ceux de la première heure.
On comprend alors que cette parabole soit enserrée, emprisonnée par cette affirmation : « Beaucoup des premiers seront derniers et beaucoup des derniers seront premiers ».
Au passage, ceci nous permet de mieux comprendre ce que Jésus entendait par premiers. Il s’agit des premiers venus dans le Plan de Dieu. Et les derniers sont les tard-venus. De toute manière il n’y a pas de prime à l’ancienneté dans le christianisme.
10:50 Publié dans Catéchèse, Etudes bibliques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : La parabole des ouvriers loués à des heures différentes Mt 20, 1-16













