14.05.2008
Le 6 juillet 2008 à la Halle au blé d'Alençon : journée "Portes ouvertes" des réformés
16:40 Publié dans Agenda , Arts et Foi , Histoire de la Réforme protestante à Alençon , la Cimade d'Alençon , Liturgies & Prédications , l'ACAT d'Alençon , Oecuménisme , Radios & TV , Shopping , Visite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le 6 juillet 2008 à la Halle au blé d'Alençon : expos, conférences, culte.
17.09.2007
Une ouverture sur l'essentiel
La visite, une ouverture vers l'essentiel http://www.editions-harmattan.fr
« Etre à l’écoute ».
C’est sans doute l’expression (même si elle n’est pas formellement prononcée) l’image que nous gardons des entretiens, des échanges que nous avons eus, en Alençon, avec Inge Ganzeevoort qui a bien voulu nous amener, grâce à sa riche expérience, à réfléchir sur le problème des visites.
Oh combien de fois ce mot, dans nos églises, a pu être prononcé pour informer, demander, « exiger » même du pasteur ou d’un membre responsable une rencontre avec telle ou telle personne en difficulté. Nous avons pu entendre le compte-rendu de visites effectuées par des membres de l’équipe et analyser les comportements et réactions des visités et des visiteurs. Nous avons compris qu’il était bon, sinon essentiel, de partager ensemble ces expériences. Même si certaines confidences doivent rester secrètes et si le visiteur ne peut dans le détail exprimer son souci de n’avoir pu répondre à toutes les questions, il est bon qu’il sache, et ce ne peut être pour lui qu’un réconfort, qu’il n’est pas seul à porter la personne qui s’est confiée à lui.
La visite nécessite sans aucun doute une préparation qui peut se faire à plusieurs. C’est déjà une manière de porter ensemble, de partager ce qui peut paraître difficile à l’acteur de la visite, quel que soit son projet : visite d’un prisonnier, d’une malade à l’hôpital, d’une personne âgée qui perd un peu la tête, d’une personne en désaccord avec sa famille, d’un isolé qui ne voit plus ou qui ne veut plus voir personne depuis longtemps, qui a perdu la foi après des épreuves douloureuses, qui a bien des choses à dire mais qui ne trouve personne à qui parler … Il est ainsi des cas bien douloureux auprès desquels nous craignons de rester silencieux. Il nous appartient néanmoins de rester présent, même dans le silence.
C’est dans de tels cas que la rencontre de l’autre peut révéler ou réveiller nos fragilités, nos angoisses, nos limites qui nous rappellent que nous avons aussi à compter fondamentalement sur un AUTRE qui est notre accompagnateur permanent. Il nous aidera dans les face-à-face difficiles à improviser pour nous accorder avec notre interlocuteur, à être sensible aux réactions qui indiquent parfois une certaine gêne, à discerner ce que l’on peut dire ou faire pour maintenir une ambiance agréable et détendue même si le sujet de l’échange est difficile tel la souffrance ou la mort.
Nous avons pu travailler sur ces deux thèmes et Inge nous prépare pour avril le travail sur l’accompagnement des personnes en deuil. Il est toujours très difficile de parler de la mort, surtout si l’on connaît mal la famille ou la personne qui souffre mais il nous appartient quand même d’être là et de pouvoir laisser le message qui apaise celui qui va mourir ou la famille qui accompagne au cimetière.
Il nous appartiendra, après ce travail de formation, d’organiser les visites. Elles sont l’un des éléments fondateurs de la communauté paroissiale et la manière de garder présents dans nos esprits tous ceux qui, pour des raisons diverses, ne peuvent participer à toutes ses activités. Inge nous a fait redécouvrir ce que chacun de nous peut trouver dans l’accompagnement. Personnellement, je retiendrai ceci :
Visiter c’est accompagner, accompagner c’est marcher avec … Partager c’est vivre avec …
Jean Courreau, Alençon
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